Quel mode de garde choisir pour ses enfants ?

Quel mode de garde choisir pour ses enfants ?

Entre l’assistante maternelle, la crèche collective, la crèche parentale, la crèche familiale, d’entreprise ou encore la jeune fille au pair, il n’est pas aisé de s’y retrouver.

Voici quelques informations pratiques pour faire votre choix.

  • L’assistante maternelle : elle accueille jusqu’à 4 enfants à son domicile et peut offrir un mode de garde personnalisé. Elle habite souvent près du domicile des parents et peut garder l’enfant quand il est malade. Elle est agréée par les services de PMI.

Inconvénients : si elle est malade, il faut trouver un autre mode de garde. Il faut également faire coïncider ses vacances avec celles de la nounou. Les tarifs, les réductions d’impôts concernant sa rémunération sont visibles sur : www.pajemploi.urssaf.fr

  • La crèche collective : elle offre un accueil adapté aux enfants de 2 mois et demi à 4 ans. Elle est gérée par la commune ou le département. Dirigée par une puéricultrice, elle sous la surveillance de la PMI. La structure et les activités sont adaptées aux besoins des petits qui apprennent à se socialiser. L’accueil peut être à temps partiel.

Inconvénients : les horaires sont plutôt stricts. Les enfants malades sont souvent refusés. Les places étant peu nombreuses, l’attente est longue (l’inscription doit se faire au début de la grossesse). Le prix est calculé en fonction des revenus des parents qui peuvent bénéficier d’avantages fiscaux : www.service-public.fr.

  • La crèche parentale : dans ce mode de garde, les parents sont directement impliqués. C’est un établissement géré par une association de parents et agréé par la PMI. Les enfants sont accueillis de 3 mois à 4 ans (voire 6), ils sont encadrés par des professionnels de la petite enfance collaborant avec les parents qui participent à la garde (à hauteur de 3 demi-journées par semaine pour un enfant à plein temps) ainsi qu’à l’entretien des locaux et l’achat de fournitures. L’ambiance est familiale et les horaires généralement plus souples qu’en crèche collective.

Inconvénients : le coût peut être élevé car les subventions sont faibles et la participation des parents à la garde peut présenter un obstacle pour les salariés à temps plein. Le prix est basé sur les revenus, il peut y avoir des avantages fiscaux : www.service-public.fr. Il faut également s’adresser à la crèche ou à la mairie pendant la grossesse.

  • La crèche d’entreprise : certaines sociétés permettent l’accueil des enfants de leurs salariés dans ce type de crèche dont les horaires sont souvent adaptés à l’entreprise. Les parents sont tout près, ce qui peut être rassurant.

Inconvénients : ils peuvent croiser des collègues ou des supérieurs dans une sphère qui est normalement privée. La possibilité de voir son enfant dans la journée n’est pas vraiment le moyen de séparer famille et travail. Les transports peuvent représenter un problème, la société risquant d’être éloignée du domicile.

  • La garde à domicile et la garde partagée : la garde à domicile est coûteuse mais il est possible de la partager avec une autre famille. Elle s’effectue alternativement au foyer des deux familles. Chacune rémunère les heures réalisées par la salariée à son propre domicile. Les enfants sont dans un milieu connu et se socialisent grâce au(x) petit(s) qui l’accompagne(nt). C’est assez rassurant pour les parents.

Inconvénients : les deux familles doivent habiter à proximité l’une de l’autre. Il est indispensable d’établir un contrat et surtout de se mettre d’accord sur les rythmes, la propreté, les habitudes de vie… Les horaires et les vacances doivent être identiques.

  • La halte-garderie : elle est municipale ou privée et est autorisée par la PMI. Elle accueille des enfants de 4-6 mois à 6 ans pour 3 demi-journées maximum par semaine. C’est un mode de garde occasionnel qui permet à l’enfant de se socialiser et de s’éveiller grâce à différentes activités adaptées.

Inconvénients : c’est un mode de garde très prisé et il est parfois difficile d’y avoir une place, qu’il faut réserver suffisamment à l’avance : l’imprévu n’est pas possible.

La participation dépend du revenu de la famille qui bénéficie d’un crédit d’impôts d’un montant égal à 50% des dépenses.

  • La micro-crèche : elle est contrôlée par la PMI. Dix enfants maximum sont accueillis dans un espace suffisamment grand et sécurisé, comme une maison, un appartement ou un local municipal. Elle allie les avantages de la garde collective et de la garde plus individualisée. Elle bénéficie de conditions particulières quant à l’encadrement et l’amplitude horaire.

Inconvénients : les tarifs sont souvent libres mais peuvent être basés sur le barème de la CAF comme pour les autres crèches collectives.

  • La jeune fille au pair : la jeune fille (ou le jeune homme) s’occupe des enfants à leur domicile (à raison de 30 heures par semaine), elle peut leur enseigner sa langue si elle est étrangère. Elle est généralement étudiante et est venue en France pour apprendre le français. En échange, elle dispose d’une chambre et du couvert. Elle peut garder les enfants 2 ou 3 soirs par semaine. Mais elle n’est pas une employée de maison.

Inconvénients : elle n’est pas une professionnelle de la petite enfance et peut partir du jour au lendemain. Il faut avant tout accepter d’avoir une personne étrangère sous son toit. Pour plus de renseignements : www.europairservices.com ou www.ufaap.org.

  • Les grands-parents, s’ils sont libérés de leurs obligations professionnelles, sont très prisés. C’est un mode de garde intergénérationnel qui peut être de qualité et très peu coûteux.

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